Courant Alternatif
mardi 31 janvier 2012
Pieds noirs d’Algérie : le Figaro Magazine recolore l’histoire
samedi 3 décembre 2011
Par-delà la raison et les sens...
samedi 3 septembre 2011
A absurde, absurde et demi...
Cela fait presque un an que je n'ai pas daigné posté un article sur ce blog. Que d'évènements ont eu lieu entre temps ! Mais un lien partagé sur Facebook m'a finalement décidée à revenir à la charge. Il s'agit d'un post publié par le blog Riposte Laïque qui relayait une vidéo montrant l'intervention d'une jeune militante marocaine lors de la Plénière des Verts. Cette dernière s'attaquait à l'un des invités, à savoir le conseiller du Roi Mohamed VI, en dénonçant la présence du représentant d'une dictature à l'heure où l'on parle de printemps arabe. Je publie et le texte et la vidéo en question :
jeudi 21 octobre 2010
Quand « l’Afrique » nous donne des leçons...
Travailler dans l’urgence d’un sujet à traiter par jour donne parfois la désagréable impression de faire du « fast-news » (à l’instar du « fast-food »), une information que certains « experts » ont déjà mâché pour vous et qu’on vous demande juste, en vous la livrant sous sa forme la plus simplifiée, de digérer. Il est cependant des jours où prendre le risque de partir à la découverte de contrées politiques inconnues vous livre à la fin d’une journée harrassante l’agréable sensation de dormir moins bête le soir.
Ainsi, j’ai eu la chance hier de me voir confier mon premier sujet politique sur un pays d’Afrique subsaharienne : la Côte d’Ivoire. Comme beaucoup ne le savent peut-être pas, la campagne électorale bat son plein là-bas depuis le 15 ocotbre. Après une décennie de troubles politiques internes (l’épineuse question du désarmement des rebelles) et de présidence de Gbagbo dont cinq ans passés sans mandat électoral, la date des élections a finalement été fixée au 31 octobre et tout porte à croire que cette fois sera la bonne.
J’avais passé toute la matinée à me documenter sur le sujet : articles en ligne, reportages de la chaîne et discussion avec un collègue qui s’apprête à s’envoler pour Abidjan la semaine prochaine pour couvrir l’évènement. Une fois ce travail fait et mes questions prêtes, j’ai décroché le téléphone pour appeler notre « observateur » sur place, qui nous avait envoyé des photos de cette campagne et nous avait parlé de l’ambiance à Abidjan. S’en suivit une demi heure de conversation où « Eddy » me décrivait l’impatience d’une population pourtant désabusée depuis 5 ans qu’elle voit ces élections toujours reléguées à une date ultérieure ; l’ambiance des meetings où les trois principauxcandidats, vieux lions du paysage politique ivoirien depuis 20 ans, se battent toutes griffes dehors ; et puis les médias d’Etat, jusque-là totalement acquis à la cause de Gbagbo, mais dont le CNCA (Conseil National de Communuication Audiovisuelle) calme depuis le début officiel de la campagne électorale les ardeurs en départageant le temps de parole entre Gbagbo, Bédié et Ouattara.
Lorsque j’ai raccroché, ma première pensée alla à une vidéo que j’avais visionnée il y a à peu près un an sur Facebook où, dans une tentative tout à fait louable de dénoncer le régionalisme qui sévissait de plus en plus dans les stades de foot tunisiens, deux jeunes avaient dans le sillage de leur discours cité l’exemple du Burkina où, selon eux, « ils n’ont peut-être même pas de stade pour jouer au foot ». A l’époque, la phrase m’a fait doucement sourire, puisque le Burkina Faso que ces deux étudiants imaginaient sans stade digne de ce nom –et il ne s’agissait pas de 2 jeunes isssus d’un milieu modeste dont on pourrait excuser le préjugé mais de deux étudiants expatriés à Berlin- bénéficiait d’une infrastructure suffisamment développée pour organiser la CAN bien avant la Tunisie.
Combien de fois ai-je entendu un Tunisien parler de « l’Afrique » dans des termes dignes d’un blanc métropolitain ? Qui ne sait pas le mépris subi par les jeunes étudiants noirs qui viennent poursuivre leurs études en Tunisie ? Eh bien regardez-la cette « Afrique », messieurs, elle a des leçons à vous donner. Je souris déjà en pensant à la réaction que beaucoup de Tunisiens auraient s’ils savaient la marge de liberté dont bénéficient les ivoiriens et qu’on ne peut qu’envier. Loin de moi l’idée de transformer ce pays en un paradis terrestre ni de passer sous silence les diverses luttes fratricides qui ne cessent de saigner le continent noir. Mais je constate simplement que, du moins dans ce pays, il y a plus de marge de manœuvre en matière d’élections et de vie politique que chez nous. Et je ne puis que me désoler de constater que le jugement que nous portons sur ces pays est biaisé par le prisme français, que nous sommes trop aveuglés, trop imbus de nous-mêmes pour nous intéresser à ce qui s’y passe.
Ce samedi à 15h aura lieu un rassemblement sur les Champs-Elysées devant l’enseigne de Guerlain pour dénoncer les propos racistes que ce dernier a eu en direct, sur le plateau du 13h de France 2, à l’égard des noirs. J’y serai avec l’espoir que 90% des gens présents ne seront pas des noirs et que les Arabes seront aussi prompts à dénoncer le racisme anti-noir que le délit de faciès dont ils sont victimes. Il est temps de sortir de cet esprit ethno-communautaire pour tenter, avec nos frères africains, de nous débarrasser du même joug qui pèse sur nous : celui de la domination.
samedi 31 juillet 2010
Colonisation : connecting people
