vendredi 7 décembre 2007

Amr Moussa, Secrétaire Général de la Ligue Arabe, à l’IMA : sous le signe de la "coopération"

Pour ses vingt ans, l’IMA (Institut du Monde Arabe) s’est mis sur son trente-et-un. Les expositions se suivent sans se ressembler, les conférences succèdent aux journées portes ouvertes. C’est dans ce cadre que l’Institut a accueilli hier, jeudi 6 décembre, un invité de marque, à savoir le Secrétaire Général de la Ligue Arabe, M. Amr Moussa. Sur fond de promotion de la culture arabe et d’hommage rendu à l’IMA et à son personnel, le Secrétaire Général s’est penché sur les différentes questions d’actualité.

Après avoir souligné le rôle important de l’IMA dans la promotion de la culture arabe dans le monde, M. Amr Moussa a assuré l’institution et à sa tête son Président M. Dominique Baudis de toute la sympathie et du soutien que lui témoignait la Ligue Arabe. Sympathie qu’on espère concrète quand on sait les difficultés budgétaires que l’Institut doit affronter, faute de financement suffisant de la part des pays arabes, malgré le récent soutien du gouvernement français.
Répondant ensuite à l’attente générale, M. Moussa s’est évidemment penché sur les problèmes qui déchiraient le monde arabe. D’abord le conflit israélo-palestinien avec, en guise de prélude, la nécessité pour les pays occidentaux de prendre en compte la voix de l’opinion publique arabe, rarement portée par ses gouvernements. Ainsi évitera-t-on de perdre du temps et de fournir des efforts inutiles pour des soi-disant résolutions vouées d’avance à l’échec, compte-tenu de leur impopularité. Balayant les diverses tentatives de paix inabouties (car unilatérales), il souligna la gravité de la situation et l’urgence pour les partis israélien et américain de faire des gestes significatifs en ce sens. C’est sous ce signe qu’il a placé le sommet d’Annapolis du 27 novembre (qualifié d’ « initiative de paix »).

Deuxième « point chaud » de l’actualité, l’Irak évidemment. Sans trop entrer dans les détails des luttes intercommunautaires qui déchirent le pays, le Secrétaire Général a mis en garde contre d’éventuelles volontés de « banalisation » du sujet. Il n’était pas question de faire du pays de l’Euphrate « une simple carte » dans les enjeux stratégiques de la région.

Quant au dossier du nucléaire iranien, M. Moussa a dénonce la politique des « deux poids deux mesures » qui régissait le débat. Il était inconcevable d’interdire à l’Iran ce que l’on concédait à Israël. Le nucléaire civil demeure quant à lui un droit indéniable et une preuve de modernisation de l’Iran.

Avant de conclure et comme hôte de la France, M. Amr Moussa est revenu sur le projet de Nicolas Sarkozy visant la construction d’une Union Méditerranéenne, coopération entre la rive nord et la rive sud. Tout en se réjouissant d’une telle initiative d’échange, le Secrétaire Général de la Ligue Arabe a tenu à préciser qu’une telle démarche devait s’adresser à l’ensemble des peuples méditerranéens et non pas uniquement à une élite intellectuelle. Là résidait les conditions de sa réussite et de son efficacité.

A la fin de son intervention, M. Amr Moussa se livra avec bonne volonté au jeu des questions-réponses. Faisant toutefois honneur à sa fonction très « diplomatique », il esquiva certaines questions où se reflétaient de nombreuses attentes relatives au rôle politique et culturel effectif de la Ligue Arabe. Ainsi, les points d’interrogation demeurèrent là où l’action de la Ligue était la plus attendue.

Pour les vingt ans de l’IMA et à travers son intervention, M. le Secrétaire Général de la Ligue Arabe Amr Moussa a insisté sur les valeurs d’entraide et de coopération qui déterminent la relation privilégiée entre le monde arabe et la France en général et l’Institut du Monde Arabe en particulier. Il a également passé en revue les principales questions de l’actualité d’un œil qu’on ne pourrait pas qualifier de conciliant. Reste qu’à la sortie de la conférence, un vague sentiment de malaise demeure chez l’assistance, sans doute habituée à ce que la Ligue Arabe tienne de beaux discours mais les fasse rarement suivre par des actes concrets.

mardi 4 décembre 2007

Proche-Orient: contre la barbarie, la voix du cinéma (suite et fin)


Ahlaam (23/11/07):

Le jeune réalisateur irakien Mohamed Al Daradji (29 ans) présente son premier long-métrage "Ahlaam". Basé sur une histoire vraie, le film raconte le bombardement d'un hôpital psychiatrique-prison lors des raids américains sur Bagdad en 2003, suite auquel bon nombre de "patients" (dont Ahlaam) fuient l'établissement et errent dans les rues dévastées de la capitale irakienne. Mehdi, jeune médecin révolté, part à leur recherche dans une ville fantôme. Film émouvant à la fin duquel on se rend compte que les vrais fous ne sont pas forcément ceux que l'on incarcère et que le monde dehors, en temps de guerre, n'a rien à envier aux asiles psychiatriques.

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Telling Strings (25/11/07):


Histoire, actualité et musique se rejoignent dans ce film signé Anne-Marie Haller (Suisse). Suite à une rencontre très marquante (à Berne) avec la chanteuse et musicienne palestinienne Kamilya Jabran (ex-membre du groupe "Sabrine"), les deux femmes partent ensemble pour le village natal de l'artiste, à la rencontre de son enfance, de sa famille de musiciens et de son père luthiste "Elias Jabran" racontant l'épisode de la "nakba" de 1948. Tout ce qu'implique une vie dans un village palestinien déchiré entre l'amour de la vie, de la musique et une réalité violente.




Kamilya Jabran et Anne-Marie Haller.


"Chacun sa Palestine" & "Mots d'après-guerre" (26/11/07):

Plus originale que la technique du micro-trottoir, Nadine Naous a choisi l'ambiance intimiste d'un atelier de photographe pour renconter de jeunes réfugiés palestiniens dans un camp libanais. Volant quelques instants à la vie du ghetto, elle réussira à mettre ses jeunes de la troisième génération en confiance pour parler avec eux de la Palestine, de leur avenir, de leur vision des choses...bref, de la vie. Mettre des images sur une "patrie" dont ils n'ont jamais vu la couleur. Revendiquer une identité que personne ne semble décidé à leur accorder. Un film touchant, vrai, parfois drôle, parfois cynique. Une approche dont la poésie et la simplicité ne laissent pas indifférents.


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Quand l'aéroport de Beyrouth a réouvert au lendemain de l'oppression israélienne d'août 2006, Anouar Brahem, joueur de 'oud et compositeur tunisien, a été l'un des premiers à prendre ses valises et sa caméra sous le bras en destination du Pays du Cèdre. Là-bas, il est allé à la rencontre des intellectuels et artistes libanais pour recueillir leurs impressions et les faire partager à un public plus large. Episode douloureux de l'été 2006 qui fit revivre les fantômes du passé, la guerre a semblé être pour beaucoup l'occasion d'une terrible prise de conscience sur la gravité de la situation dans laquelle se trouvait leur pays, non pas tant concernant le conflit israélo-arabe mais surtout en ce qui concerne la situation interne du Liban, certains responsables écervelés n'ayant eu aucun scrupule à sacrifier leur pays pour des fins inavouables.

Anouar Brahem n'étant pas présent sur les lieux, un membre du comité d'organisation du festival se chargea de présenter le réalisateur et son film en quelques mots.

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Proche-Orient: contre la barbarie, la voix du cinéma


Du 21 au 27 novembre, au Cinéma des 3 Luxembourg à Paris, s'est tenue la manifestation "Proche-Orient : que peut le cinéma?". Une manifestation cinématographique dont le but est de sensibiliser les spectateurs aux déchirements que vit cette région, sous le signe de la citation de Francis Scott Fitzgerald :"On devrait pouvoir comprendre que les choses sont sans espoir et cependant être décidé à les changer... ".

Pour sa troisième édition, le festival a élargi ses horizons et a fait appel, aux côtés des cinéastes palestiniens et libanais, aux réalisateurs irakiens. Egaux face à la guerre, leurs visions tout comme leurs approches de la réalité de leurs pays sont différentes. Une richesse qui éclaire mieux les spectateurs, rarement confrontés au regard d'un "autochtone" -et d'un artiste de surcroît- sur la situation.


Si la quasi-totalité des films proposés étaient des documentaires, les deux uniques long-métrages de fiction au programme n'en furent pas moins accueillis comme tels. En effet, émouvants par leur profondeur, saisissants par leur réalisme, ils reflétaient de manière captivante le calvaire des peuples de la région. Les cinéphiles présents avouèrent avoir beaucoup de mal à tracer les frontières entre fiction et réalité.


Chaque soirée a été suivie d'un débat assez constructif. On ne poussera pas l'optimisme jusqu'à dire qu'il a réussi à changer les mentalités -d'autant plus que la quasi-totalité des personnes présentes était déjà acquise à la cause. Mais le jeu des questions-réponses a au moins permis aux réalisateurs de justifier leurs positions ou d'éclairer les spectateurs sur les choix faits lors du tournage (ainsi que sur ses circonstances).


On déplorera néanmoins l’étroitesse de la salle (130 places). Bon nombre de spectateurs ont été déçus de ne pas pouvoir assister aux deux soirées-événements de cette édition : l’ouverture avec « Le mur de fer » de Mohamed Alatar, suivi d’un débat en présence de Mme Leïla Chahid ( déléguée palestinienne auprès de l’Union Européenne et ancienne représentante de l’OLP en France); et la première mondiale du film de Samir Abdallah (Liban) « Après la guerre, c’est toujours la guerre ».

A noter que le film d’Anouar Brahem «Mots d'après-guerre», dont la première eut lieu à Beyrouth l’été dernier, a été diffusé le lundi 26 novembre. Il a été précédé par un moyen-métrage de Nadine Naous (libano-palestinienne) intitulé « Chacun sa Palestine » qui sera diffusé à Tunis au mois d’avril prochain, dans le cadre du festival « Docs à Tunis ». Une première réalisation qui vaut le détour.

Plus d’infos sur le site :
www.quepeutlecinéma.com

Ci-jointes quelques vidéos que j’ai pu filmer, assorties de quelques commentaires et dont vous excuserez la qualité artisanale.

Gaza, Another Kind of Tears (22/11/07) :


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Le réalisateur palestinien Abdessalam Chehada présentant son film qui retrace la vie d'une famille séparée par le mur de Gaza et qui se retrouve après la retraite israélienne de la Bande de Gaza (2005) pour une vie dans une prison à ciel ouvert. Ci-dessous, après la diffusion du film, réaction à quelque provocation, où il ne nie pas la part de responsabilité des palestiniens et des autres pays arabes dans ce qui se passe depuis des années mais affirme que la colonisation reste l'origine du mal, que c'est elle qui a changé les palestiniens en les plongeant dans le cercle inabouti de la violence et que la Communauté Internationale ne devrait pas continuer à faire la sourde oreille, détournant les yeux de ce qui se passe sur le terrain.


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samedi 1 décembre 2007

"Sharq", Nouvel album de Marcel Khalifé : L'Orient comme vous ne l'avez jamais écouté


Où donc commence l’Orient de Marcel Khalifé et où se termine-t-il ? Une chose est sûre, il ne se limite pas aux frontières que la géographie a bien voulu lui concéder.

Le nouveau défi que s’est imposé le musicien libanais pour son 17e album ? Réorchestrer dans une version symphonique les classiques de notre héritage musical, rien de moins. Musique arabe ? Pas seulement, quand on sait qu’il s’est également « attaqué » à des longas et à des bacharef turcs. Il rétorquera à qui s’en étonne en lui rappelant le titre de son album que « La Turquie est au cœur de l’Orient ». De prime abord, l’auditeur est jeté dans la sphère « démentielle » des archers, flûtes et autres trompettes de l’Orchestre Philarmonique Italien et de la chorale qui l’accompagne. A nous alors de nous laisser aller dans un jeu amusant de devinettes. On essaiera de reconnaître à travers ces mouvements improbables un « Ah ya zine » ou un « Atr Ennada » pas toujours faciles à saisir dès les premières notes mais dont la nouvelle version nous enchante.

Cependant, dans cette croisée des chemins, c’est incontestablement le ‘oud qui brille par son absence. Ses admirateurs se sont habitués à toujours voir Marcel Khalifé accompagné de son instrument fétiche ; ils ne laisseront pas de s’étonner de cette nouvelle surprise qu’il leur a réservée. On aura beau tendre l’oreille, aucune note, pas la moindre caresse. Le DVD éponyme immortalise ce spectacle donné au Théâtre Piacenza. On y verra le compositeur libanais, au premier rang des spectateurs, céder le premier rôle sur scène au chef d’orchestre suisse Karl Martin. Tentative de prendre du recul par rapport à la scène ? De se mettre à la place du public ? Qu’importe au fond si l’empreinte du musicien reste toujours perceptible.

Mais au-delà des notes, des voix, faudra-t-il tenter de mettre un frein au vertige entraînant de la musique pour la penser ? L’interpréter ? Difficile d’y résister quand la voix du Soprano Akiko Koga se détache de l’ensemble de la chorale -allégorie de la douleur- pour un solo dont la brièveté n’altère en rien la puissance. Un cri qui monte, c’est peut-être aussi, quelque part, un espoir qui émerge au-dessus d’une réalité bien triste. D’où le sentiment pour le compositeur d’avoir trouvé refuge dans le monde de la musique, seul espace où il avoue se sentir libre.

Le défi d’une adaptation symphonique des classiques de la musique arabe a été relevé. Il laisse néanmoins l’auditeur sur sa faim et l’incite à en redemander davantage. L’inspiration de Marcel Khalifé, aussi étendue que ce Sharq dont il chante les louanges, n’aura pas fini de nous ensorceler.

La « conscience politique » sur les bancs de l’université

Article publié sur AgoraVox et repris par Yahoo Actualités


L'atmosphère tendue qui règne dans bon nombre des universités françaises n'échappe à personne. Etudiante à Paris III Sorbonne-Nouvelle, je peux me "vanter" d'être "au coeur des événements", avec un blocage qui se poursuit depuis presque 3 semaines maintenant. Le vote à bulletin secret organisé hier à l'initiative du Président de l'Université a donné une majorité écrasante de voix favorables à la reprise des cours. Vote décrété "illégitime" par les bloqueurs (sic!). Petite réflexion rédigée à la veille de ce passage par les urnes extraordinairement déchu de son caractère démocratique:

Le mois de novembre aura été celui de toutes les contestations : régimes spéciaux, pêcheurs, fonction publique, magistrats, chacun avait apporté son petit grain de sel à la liesse générale des mouvements sociaux. Au milieu de tout ce « joyeux désordre », un groupe d’irréductibles contestataires craignait que sa voix ne se perde dans la cacophonie générale et qu’on lui vole la vedette à la tête des manifestations : les étudiants anti-LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des universités). Que les grévistes leur fassent de l’ombre et grignotent sur le temps d’antenne qui leur est consacré au JT de 20h ne servait point leur cause. Quelle est-elle d’ailleurs ? Le « débat » (inexistant jusque-là) est à tel point parti dans tous les sens depuis la promulgation de la Loi Pécresse (août 2007), qu’on en perdrait presque de vue l’objet du désaccord.

Que l’adoption d’une telle réforme par l’Assemblée Nationale ne suscite guère l’enchantement sur les bancs des universités n’a en soi rien d’étonnant. Quoique l’argument avancé par la Ministre de l’Enseignement Supérieur, à savoir l’augmentation du budget de l’Université (point sensible quand on connaît les carences dont souffrent les établissements universitaires en France) soit de poids, l’on ne peut perdre de vue que le texte de la loi renforce largement le pouvoir du Président de l’Université et –fait plus grave- lui octroi exclusivement le droit de recruter les enseignants. Ni les médias ni les étudiants « militants » n’ont jugé utile de s’étendre sur ce point pourtant primordial. Les premiers ont délaissé la question pour parler du budget et du financement privé ; cherchant la comparaison avec les voisins européens, ils évoquent les vertus des fonds privés dans le développement des branches scientifiques ou économiques comme ce fut le cas outre-manche. Sans remettre en question l’efficacité de l’entreprise, il est tout de même à signaler qu’à aucun moment il n’a été question des avantages dont pourraient bénéficier dans ce cadre les branches dites « non rentables » (à savoir les branches littéraires et les sciences humaines), ne répondant pas ainsi aux inquiétudes des étudiants qui craignent de voir leurs filières reléguées au second rang voire supprimées, comme on l’entend souvent dans les AG (Assemblées Générales). Quant aux seconds, les étudiants militants, ils s’égosillent dans les dites Assemblées à condamner « la privatisation des universités » et « l’augmentation des frais d’inscription », deux mesures qui n’ont pas expressément été abordées par le texte de la loi (mais dont rien, il est vrai, n’en empêche la mise en application).

Ce dialogue de sourds qui perdure ne manque pas de lasser même dans les rangs des réfractaires à la Loi Pécresse. Et pour cause : le climat de manipulation pèse lourd sur les AG estudiantines. On y prône sans concession l’abrogation de la LRU et on y siffle toute velléité visant à trouver un compromis à la situation. Sont hués ceux qui dénoncent que les étudiants sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis, mais applaudis les chauffeurs d’amphi qui parlent de « résistance » et d’un « régime de fascistes ». Sans doute ne savent-ils pas à quoi ces mots font référence, autrement ils en auraient usé avec plus de prudence, sans chercher à les ôter de leur contexte. Très vite, les banderoles aux inscriptions de « Vive la Commune ! » font leur apparition. On en rirait presque devant ces inflexibles bloqueurs qui, sans doute hantés par le sentiment d’avoir raté leur époque et inconsolables de n’avoir pas connu les événements de mai 68, essayent de rattraper le coup, organisant tant bien que mal leur maquis, faisant voter le blocage à mains levées dans des amphis bondés et dressant les barricades aux portes des facs. Entre temps, le mouvement se retrouve discrédité et perd de vue son principal objectif, ses instigateurs se trouvant trop occupés à essayer de rattraper le coup des élections perdues de mai -2007 cette fois-. Comme s’il ne s’agissait plus de défendre les droits des étudiants mais de rassembler tous les mécontents de France pour faire pression sur un Président, faut-il le rappeler, démocratiquement élu.