
Paris, Mairie du XIIIe Arrondissement, 10h30. En ce samedi 23 février et pour la 14e année consécutive, la littérature maghrébine s'invite à Paname et exporte ses auteurs, intellectuels et autres journalistes, le temps de ces 48 heures du Maghreb des Livres. Sous la houlette de l'association Coup de Soleil qui oeuvre en vue de mettre en valeur les apports de la culture maghrébine en France, ce mini-salon du Livre avant l'heure invite le public littéraire francophone à la découverte d'un autre visage de l'Afrique du Nord. Le Maghreb des hommes de lettres qui rompent avec les clichés et réfléchissent sur le présent. Des écrivains qui se reconnaissent francophones, voire francophiles, mais qui ne perdent pas de vue leur identité.
Pour cette nouvelle édition, c'est la Tunisie qui a été à l'honneur. Au programme : rencontres et tables rondes sur des thèmes riches et variés tels que la traduction, les études d'arabe en France, le théâtre engagé en Tunisie, les juifs et les musulmans en Tunisie, animées par d'éminents journalistes, universitaires ou historiens tels que Sofiane Ben Farhat, Nezli Hafsia, Claude Nataf et j'en passe. Débats scandés par les diverses séances de dédicaces qui se sont tenues pendant tout le weekend. Etaient présents entre autres lors de ces signatures Youssef Seddik, Albert Memmi, Azouz Begag, Fellag, Tahar Bekri, Yasmina Khadra, Kamal Ben Wannass...en tout, ils étaient près de 130 auteurs à répondre présents, installés tour à tour autour de la grande librairie du Salon. La manifestation fut aussi l'occasion pour une jeune association de se faire connaître par le grand public, à savoir "Les jeunes tunisiens" (http://www.jeunestunisiens.com/). Dynamique, active, l'association cherche à promouvoir la culture tunisienne moderne mais de qualité en France. Sa première activité phare sera l'organisation du premier Festival du Film Tunisien à Paris les 13, 14 et 15 mars prochains. Evénement à ne pas rater pour les cinéphiles parisiens. De beaux films au programme, sur lesquels on reviendra sûrement sur ces mêmes pages.
Pour cette nouvelle édition, c'est la Tunisie qui a été à l'honneur. Au programme : rencontres et tables rondes sur des thèmes riches et variés tels que la traduction, les études d'arabe en France, le théâtre engagé en Tunisie, les juifs et les musulmans en Tunisie, animées par d'éminents journalistes, universitaires ou historiens tels que Sofiane Ben Farhat, Nezli Hafsia, Claude Nataf et j'en passe. Débats scandés par les diverses séances de dédicaces qui se sont tenues pendant tout le weekend. Etaient présents entre autres lors de ces signatures Youssef Seddik, Albert Memmi, Azouz Begag, Fellag, Tahar Bekri, Yasmina Khadra, Kamal Ben Wannass...en tout, ils étaient près de 130 auteurs à répondre présents, installés tour à tour autour de la grande librairie du Salon. La manifestation fut aussi l'occasion pour une jeune association de se faire connaître par le grand public, à savoir "Les jeunes tunisiens" (http://www.jeunestunisiens.com/). Dynamique, active, l'association cherche à promouvoir la culture tunisienne moderne mais de qualité en France. Sa première activité phare sera l'organisation du premier Festival du Film Tunisien à Paris les 13, 14 et 15 mars prochains. Evénement à ne pas rater pour les cinéphiles parisiens. De beaux films au programme, sur lesquels on reviendra sûrement sur ces mêmes pages.
hall principal de la mairie où fut installée la librairie et eurent lieu les séances de dédicaceNéanmoins, et malgré la présence importante du public et l'ambiance voulue conviviale avec l'installation d'un "café maure", quelques dérèglements ont mis un bémol au bon déroulement de la manifestation. On déplorera entre autres les changements de programme de dernière minute avec le désistement de certaines personnalités dont la présence était initialement prévue au programme. Certains sujets de débat auraient notamment mérité qu'on leur accorde un temps plus large. On regrettera de même la faible couverture médiatique de l'événement (qui se limita presque à la présence de Faouzia Zouari pour RTCI et Yvan Amar pour RFI). D'un point de vue littéraire, l'on notera l'absence de l'actualité dans les ouvrages des écrivains tunisiens - contrairement à nos voisins algériens et marocains. La littérature, sur ce point, ne rattrape pas le théâtre ou le cinéma qui se préoccupent davantage des problèmes d'actualité en Tunisie, ce qui leur a valu de s'imposer au-delà es frontières du pays.
Il n'en demeure pas moins que le mérite revient aux organisateurs d'avoir poursuivi cet effort sur une quinzaine d'années, démontrant ainsi que les événements littéraires peuvent être aussi attractifs que les autres manifestations artistiques, avec la présence d'aussi grands noms. Espérons aussi que la preuve a été faite que la littérature est loin d'être un art élitiste, sectaire, réservé à une minorité dite "intellectuelle". La vraie littérature au contraire abolit les frontières, qu'elles soient géographiques, économiques ou sociales. Car, ainsi que Jean Ricardou l'écrivait il y a déjà une quarantaine d'années :"Oui la littérature en tant qu'art peut beaucoup : elle peut l'homme".



1 commentaires:
agréable découverte!
Mercii
http://rachedelgreco.blogspirit.com/
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