Si j'étais dans un monde libre et démocratique, je n'aurais pas à parler de la censure qui nous assomme tous les jours et qui s'incruste tant et si bien dans nos vies qu'elle devient de l'auto-censure. Je n'aurais pas à en parler parce que, dans ce monde-là, toutes les personnes pourraient s'exprimer librement.
Si j'étais dans un monde libre et démocratique, je n'aurais pas à parler des arrestations ou des spoliations dont beaucoup de nos compatriotes souffrent au quotidien, car il n'y a pas d'agissements de ce genre dans une société démocratique.
Si j'étais dans un monde libre et démocratique, je ne parlerais pas non plus de l'abrutissement de la population qui se fait à tous les âges et à tous les niveaux : éducation, enseignement supérieur, médias. Je n'en parlerais pas car, dans une société démocratique, la culture et l'éducation sont prioritaires au budget du ministère de l'intérieur et qu'un artiste a plus de poids qu'un policier.
Mais puisque nous ne vivons pas dans cette société utopique et que, pour tout vous dire, on est à mille lieues d'y tendre ou même de pouvoir l'imaginer, je voudrais vous dire le fond de ma pensée sur tous ces sujets que je viens d'évoquer. Je commencerais alors par dire que le temps s'est écoulé, que d'autres personnes doivent prendre la parole après moi et que je n'ai plus assez de place sur ma feuille. Et, peut-être, à la fin, avec beaucoup d'imagination, j'oserais écrire en chiffres mauves : 404 page not found.
3 commentaires:
Et tu as bien raison va!
Bien dit et fait..!
Courageuse et clairevoyante. Chapeau!
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